Interview : le parcours inspirant de la fondatrice de cléogène paris
Dans un univers cosmétique souvent dominé par l’accumulation de produits et les tendances éphémères, certaines marques choisissent la précision, l’exigence scientifique et une vision inédite de la beauté. Cléogène Paris fait partie de celles qui privilégient l’exigence des formulations, la précision scientifique et des actifs de high-techs, pour proposer des produits aussi efficaces que raffinés.
À l’origine de cette marque se trouve une fondatrice au parcours singulier, guidée par une passion pour la cosmétique et une détermination remarquable. Son histoire mêle une belle dose de détermination, un travail de recherche et une volonté de bousculer le marché de la beauté avec des formules innovantes.
Dans cet entretien, Brunyve Mbaya, fondatrice de Cléogène Paris, revient sur la naissance de la marque, son cheminement entrepreneurial et les convictions qui la guident dans son parcours.
Peux-tu nous présenter ton activité en quelques mots ?
Je suis la fondatrice de Cléogène Paris, une marque de cosmétiques qui s’appuie sur une recherche scientifique rigoureuse et des actifs de haute performance pour proposer des produits haut de gamme. L’objectif est de concevoir des formules efficaces, innovantes et pensées pour simplifier la routine beauté tout en offrant des résultats visibles.
Quel a été ton parcours avant de créer la marque ?
Mon parcours peut sembler atypique car il mêle à la fois finance et beauté. J’ai suivi un cursus en comptabilité avec l’objectif de devenir experte-comptable. Mais en parallèle, j’ai toujours évolué dans l’univers de la beauté. J’ai travaillé comme coiffeuse pendant mes études, suivi des formations en maquillage professionnel et obtenu des certifications dans le domaine de l’onglerie.
La cosmétique est une passion ancienne. Très jeune, je m’y suis intéressée et j’ai commencé à me maquiller tôt. Ce double parcours m’a permis de faire mes armes au niveau entrepreneurial et développer mes connaissances en cosmétiques.
Qu’est-ce qui occupe le plus ton temps aujourd’hui ?
Il y a deux choses qui m’occupent principalement. Le premier concerne la gestion des personnes avec lesquelles je travaille. Même si la marque est encore jeune, il y a déjà plusieurs collaborateurs et partenaires impliqués dans son développement.
Le second est la recherche de revendeurs. Cela demande beaucoup d’analyse : j’étudie les boutiques qui distribuent des marques similaires, leur positionnement, leur clientèle, puis je prends contact. Je commence souvent par un premier mail, suivi de relances.
Comme je gère encore mon activité principale en parallèle, je dois organiser ce travail avec beaucoup de rigueur.
Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de créer ce projet ?
Entreprendre a toujours été un rêve. Je viens d’une famille d’entrepreneurs et j’ai grandi avec cette envie de créer quelque chose de durable.
Si j’ai choisi la cosmétique, c’est parce que c’est un domaine que je connais intimement. En tant que consommatrice passionnée, j’ai longtemps observé le marché et ses limites. Je voulais apporter un produit réellement différent, répondre à une attente que je ne trouvais pas encore dans l’offre existante.
Créer une marque n’était pas seulement une ambition personnelle : c’était aussi l’opportunité de proposer une nouvelle approche de la beauté.
Quelles étaient tes craintes avant de te lancer ?
Ma peur principale était tout simplement de ne pas réussir. J’avais également certaines inquiétudes liées au regard des autres. En tant que femme noire, je me demandais si je serais toujours prise au sérieux, ou si des obstacles pourraient apparaître.Et puis il y avait l’investissement personnel : des années d’économies consacrées à ce projet. Quand on s’engage autant, on espère évidemment que les produits rencontreront leur public.
Qui t’a encouragée à franchir le pas ?
Ma mère. Elle a été mon pilier. Au début, personne ne connaissait ce projet. Pendant la période du Covid, alors qu’elle était déjà malade, je lui ai confié mon intention de lancer la marque. Sa réaction a été immédiate : elle m’a encouragée avec beaucoup de force. Elle me répétait souvent qu’il ne fallait pas attendre que les autres nous donnent l’autorisation d’avancer. Cette conviction m’accompagne encore aujourd’hui.
Qu’est-ce qui te procure le plus de satisfaction aujourd’hui ?
Ma plus grande satisfaction est de voir la marque exister réellement. Après des années de recherche, de travail et d’investissement personnel, Cléogène Paris est devenue une réalité. Les produits que nous avons développés apportent quelque chose de nouveau, et cela me rend très fière. Le chemin n’est pas toujours simple, mais savoir que tout ce travail a abouti à une marque concrète est une immense récompense.
Qu’est-ce qui te fait tenir dans les moments difficiles ?
Je me rappelle que Cléogène Paris dépasse ma propre histoire. Depuis le départ, j’ai voulu que cette marque puisse avoir un impact plus large. Mon rêve est de pouvoir, à travers sa réussite, soutenir des projets humanitaires — notamment dans plusieurs pays d’Afrique. Accès à l’eau potable, logement pour les personnes sans abri, aide alimentaire… Ce sont des ambitions qui me tiennent profondément à cœur. Cette vision me donne la force de continuer.
En quoi cette aventure t’a-t-elle transformée ?
Elle m’a rendue plus réfléchie et plus consciente du monde qui m’entoure. Aujourd’hui, je prends davantage de recul, je m’informe davantage, je me demande constamment comment améliorer les choses et aller plus loin. Ce projet m’a aussi appris une qualité essentielle en entrepreneuriat : la patience.
Y a-t-il une chose que tu refuses de sacrifier ?
Mon honnêteté. Je veux rester fidèle à mes convictions et à la vision que j’ai pour la marque. Par exemple, je ne souhaite pas faire entrer d’investisseurs si cela signifie perdre la liberté de poursuivre mes objectifs, notamment les projets solidaires que je souhaite développer. La transparence et la sincérité restent pour moi des valeurs non négociables.
En une phrase, quel est ton rêve d’entrepreneure ?
Créer une licorne. C’est une ambition très élevée, mais c’est mon rêve.
Quelle phrase résume ta manière d’entreprendre ?
L’humain avant tout. Les personnes qui travaillent avec moi ne sont pas simplement des partenaires professionnels. Si quelqu’un traverse une période difficile ou rencontre des problèmes personnels, je considère que leur bien-être passe avant tout.